11/09/2017

FOLK DRESS



Si il y a bien un style qui me plait quelque soit la tendance c'est le look bohème. En déco comme en mode j'aime ce type d'inspirations hippies/ethniques. Ça me rappelle ma maman qui était ultra bohème et nos origines espagnoles. En général, je suis plutôt rock l'hiver, je porte du cuir, du noir ou du gris, des motardes, des jeans skinny sous des gros pulls etc... et bohème l'été, avec des coupes vaporeuses, des motifs ethniques, des teintes chaudes.

Je suis toujours à la recherche de longues robes fluides, un peu fendues pour qu'elles volent quand je marche. Avec quelques motifs géométriques. Ba&sh fait parti des marques que je check tous les mois pour vérifier que je n'ai pas loupé une pépite. Il y a aussi Heimstone, Free People, Suncoo, The Kooples, Manoush...

La dernière en date est signée Bash et rassemble tous mes critères !

Robe Ba&sh - Bottines H&M - Sac Maje - Bijoux Swarovski


Crédit photos : Nicolas Gerardin



Share on:    Facebook Twitter
Tell me More

07/09/2017

Look de rentrée



Bottines, trench-coat, jean et dentelle. L'automne pointe déjà le bout de son nez et ce n'est pas pour me déplaire. J'adore cette saison. Je peux ressortir mes pulls en mailles, mes motardes et perfectos. Il y a une ambiance particulière dans Paris, des couleurs chaudes, des feuilles colorés un peu partout. Et c'est la honte mais ça colle à la perfection avec mon feed insta. Chaque shooting photo est embelli par les lumières parisiennes qui se réchauffent et s'assombrissent. Plusieurs tendances commencent à s'installer en cette rentrée : les vestes en tartan, les motifs écossais, les képis. Je porte ce type de chapeaux en mode capitaine de la marine depuis le lycée (mon époque Pete Doherty) et j'avais trouvé celui-ci dans une friperie du Marais. Tout le monde se moquait à l'époque, alors je suis bien contente qu'il soit remis au goût du jour. Pour la petite histoire, l'intérieur est rouge, avec l'écusson de la brigade. C'est un original et du coup je l'aime encore plus ! Pas besoin d'en shopper un fake sur ASOS.

Pour ce look de rentrée, j'ai tout trouvé sur La Redoute. Je ne savais pas qu'ils avaient une marque à eux hyper tendance : R essentiels. Avec des modèles super modernes et accessibles. 
Chapeau Friperie - Manteau La Redoute - Blouse La Redoute - Jean Cropped La Redoute

Crédits photos : Camille Ferre

Chapeau Friperie - Manteau La Redoute - Blouse La Redoute - Jean Cropped La Redoute

 Je voue un culte à l'association pantalon taille haute et haut en dentelle glissé dedans. Simple et efficace. D'ailleurs ce pantalon est tellement confortable et bien coupé (court en bas) que j'ai racheté le même en jean brut bleu. La petite fourrure synthétique et le chapeau ajoutent un côté un peu rock à la tenue un peu classique pour moi sinon. Pour porter ce type de chapeaux, je me fais une queue de cheval basse et j'ondule juste les deux mèches de devant. Je trouve que ça fait un joli port de tête. Après ça passe ou ça casse. J'ai porté ce look pour les 30 ans d'Antoine. Je n'ai eu que des compliments toute la journée pendant le shoot. Les passants kiffaient le look et plusieurs vendeuses m'ont demandé où trouver le chapeau. Par contre, les potes d'Antoine m'ont appelé la contrôleuse SNCF all night...
Faut oser, mais perso j'adore que les gens trouvent cela bizarre. J'essaye d'avoir un peu d'audace et tant pis si ça ne fait pas l'unanimité. Soyez un peu différentes. 
Crédits photos : Camille Ferre



Share on:    Facebook Twitter
Tell me More

20/06/2017

ROUTINE CHEVEUX SANS SILICONE


Mes cheveux, ma vie ma passion. J'exagère à peine. Depuis que je les laisse pousser pour mon wedding en 2018 vous êtes nombreuses à avoir remarqué qu'ils ont beaucoup changés. Plus de masse, moins fin etc... Alors j'ai essayé de comprendre pourquoi tout le monde me disait qu'ils étaient plus sains et la seule chose qui a changé, c'est l'arrêt des silicones et la mise au vert de ma salle de bain. J'ai stoppé les silicones, il y a un peu plus d'un an et ça a totalement changé ma texture capillaire. J'ai plus de volume, je peux espacer mes shampoings car il graissent beaucoup moins, bref, la belle vie capillairement parlant. Vous me demandez souvent quel est le secret de ma pousse, les produits que j'utilise etc... 

Je me suis dit qu'il était grand temps de vous livrer mes secrets cheveux. Et surtout vous expliquer comment j'ai fait pour passer le cap du 0% de silicone dans ma routine. J'ai bien évidemment eu cette phase atroce où j'avais les cheveux ternes. C'est tout à fait normal, car les silicones s'accrochent à la fibre capillaire et ne partent pas aisément à l'eau puisqu'ils sont non soluble. Il s'agit d'un polymère qui pose entre autres des soucis de biodégradabilité. Le plus connu d'entre eux : le dimethicone, se fixe sur la fibre capillaire, pour gainer le cheveu, lisser les écailles et combler les brèches. Cependant, il ne s'agit pas d'un soin, c'est un simple effet de surface. Une sorte de make-up pour cheveux qui l'enrobe d'un film plastique pour finir par l'étouffer et l'alourdir. Même s'il n'est pas "nocif" pour l'être humain, il pose un vrai souci environnemental puisque comme le plastique, il met des centaines d'années à disparaitre. Par ailleurs, il empêche les soins de pénétrer puisqu'il forme une barrière entre les deux. C'est une sorte de cache misère, qui donne l'impression d'un cheveu plus doux et en bonne santé. Pour savoir si vos produits sont composés de silicones, il suffit de repérer les ingrédients finissant par thicone, thiconol, siloxane ou silane.

Voici quelques appellations connues : Trideceth-12, Dimethicone Copolyo, Dimethicone copolyol/HWP, Hydroxypropyl, Polysiloxane, Lauryl methicone copolyol, Amodimethicone, Behenoxy Dimethicone, Stearoxy Dimethicone, Cetearyl methicone, Cetyl Dimethicone, Cyclomethicone, Cyclopentasiloxane, Dimethicone, Dimethiconol, Stearyl Dimethicone, Trimethylsilylamodimethicone.

Cependant, les marques remplacent de plus en plus les silicones par des dérivés un peu moins connus du grand public. Méfiez-vous des produits dits "sans silicone" en grande surface. Ils contiennent très souvent des ammoniums quaternaires, plus communément appelés quats. Ils finissent en général par le suffixe "monium". Ils sont très polluants (au même titre que des assouplissants pour la lessive) et sont irritants pour les muqueuses. Tout comme le silicone, ils ont un effet occlusif (c'est à dire imperméabilisant). C'est pas tip top quoi !

Alors vous allez me dire, mais quelle est la solution ? On y comprend plus rien avec tous ces dérivés.

Deux solutions :

- Soit vous êtes un apprenti chimiste et vous savez éplucher les listes INCI. Soit vous taper l'ingrédient qui vous pose souci dans ce moteur de recherche : la vérité sur les cosmétiques

- Ou alors vous ne voulez pas vous prendre la tête et vous vous mettez aux soins bio qui sont quand même la garantie de ne pas tomber sur le trio : paraben-silicone-sulfate. Les silicones sont par exemple bannis par Ecocert.

Pour vous aiguiller dans vos choix, voici ce que j'utilise au quotidien pour prendre soin de mes cheveux :

1. les avant-shampoings


Ils purifient le cuir chevelu tout en le débarassant de l'excès de sébum. Il permet de décoller les racines et de préparer les cheveux à recevoir le reste de la routine. Il fonctionne comme un masque visage. Vous le laissez poser 20 min puis vous procédez à vos deux shampoings habituels. Voici mes deux favoris : l'un est une huile DETOX de chez Myriam K à base de lavande et l'autre est un masque à l'argile rose de chez CATTIER. L'huile fait un effet froid que j'aime énormément et le deuxième me permet d'avoir du volume et d'espacer mes shampoings. 


2. les shampoings 


Je les choisis sans SLS (sodium laureth sulfate : un des sulfates les plus décapant) et sans silicone. J'en fait toujours deux. L'un pour retirer la pollution, les résidus et le second pour traiter. J'alterne entre celui au vinaigre de romarin (parfait pour les racines grasses) et l'extra doux de chez  CATTIER. Ils sont labellisés ecocert et ont une compo plutôt clean. 

3. Les après-shampoings et masques


L'avant dernière étape du layering capillaire permet de nourrir les longueurs et pointes souvent abimées et asséchées par les différentes sources de chaleur, les frottements sur les vêtements etc. Je prends souvent des masques pour cheveux secs ou colorés car ils font beaucoup plus briller les cheveux que les autres. Même si votre type de cheveux est "gras", vous n'avez pas les pointes grasses. N'hésitez pas à vous diriger vers quelque chose de très nourrissant, que vous n'appliquerez évidemment pas en racine. Je voue un culte (rien que ça) au masque au bambou et beurre de cupuaçu de chez CATTIER qui sent le bonbon et qui laisse mes cheveux ultra doux et démêlés. Petit bémol pour un des ingrédients de ce masque : le Guar Hydroxypropyltrimonium Chloride (agent filmogène issu de la gomme de guar qui serait très occlusif)

4. les brumes et spray sans rinçage


Pour parfaire la routine et préparer mes cheveux au coiffage, j'aime utiliser une crème lactée pour apporter un peu plus de brillance car il faut l'avouer, c'est ce qui nous manque le plus quand on arrête les silicones. L'effet shiny shiny façon je-sors-d'un-salon-de coiffure-qui-utilise-du-Kérastase. J'opte pour la crème lactée de chez DENOVO qui ne graisse pas les cheveux et qui les rend tout doux et brillants sans les alourdir ni faire un effet carton. Une noisette suffit.

Bilan : depuis que j'ai arrêté les silicones dans ma routine, ils sont moins gras, je peux espacer mes shampoings et j'ai retrouvé ma texture initiale. Ils ont plus de volume et ne brillent pas anormalement. Il faut accepter sa vrai nature capillaire et ne pas forcément avoir l'effet waou en 3 minutes avec des après shampoing aux promesses magiques. Cependant, la nature regorge de pépites pour vos cheveux et vous pourrez avoir le même effet en une nuit avec un bain d'huiles de coco ou d'argan.
Share on:    Facebook Twitter
Tell me More

11/05/2017

DETOX WATER



1,5L d'eau par jour. La recommandation qu'on voit dans tous les magazines et que personnellement je n'ai jamais pu tenir. Rien de plus insipide que de l'eau pour moi. Ne buvant pas d'alcool, j'ai pris la mauvaise habitude de boire du coca zéro. Non pas par peur de grossir mais bien parce que je n'aime ni le goût du light (qui a selon moi un gout de métal) ni le goût du normal (trop caramélisé et peu désaltérant). Après déjà 3 mois à faire de la boxe à raison de 5H par semaine et ne voyant pas d'énormes résultats, j'ai commencé à me poser des questions. Est-ce que mon alimentation est suffisamment saine pour voir des changements ? J'étais focalisée sur ce que je mangeais mais j'en oubliais le principal : L'eau. C'est en parlant avec une masseuse asiatique qui pratique le massage avec les ventouses que j'ai ouvert les yeux sur le problème. J'avais anormalement mal aux jambes quand elle passait les ventouses sur mes cuisses, beaucoup plus que les autres filles. J'ai pourtant une haute tolérance à la douleur (piercing au cartilage, tatouages & co #thuglife). La masseuse m'a dit que la douleur était causée par la rétention d'eau dans mes jambes. Elle m'a demandé si je buvais assez et combien d'heures de sport je pratiquais par semaine. Elle était choquée par le nombre d'heures que je lui ai annoncé tout en disant que je n'avais aucun résultat, ou très peu. Et elle a été catégorique : tant que je ne boirai pas 2L d'eau par jour, je ne perdrai pas... Triste constat. 

Tous mes efforts sont donc vains ? Pas vraiment, parce que je prends énormément de muscles, mes abdos sont de plus en plus marqués, mes bras se dessinent, mais je sens que je prends du volume au lieu d'en perdre. 

Maintenant que je connais la source du problème, encore faut-il pouvoir ingurgiter 2L d'eau par jour. Depuis toujours, je n'arrive pas à boire un verre d'une traite. Je ne ressens jamais la sensation de soif. A part quand je me dépense au sport. Dans la journée je ne bois qu'avant de me coucher, quelques gorgées. Et quelques autres gorgées en mangeant. Je dois être à 50 cl grand max. 

Clairement, il était temps de me faire violence et de bousculer mes habitudes. J'ai donc décidé de parfumer mes eaux avec des fruits et de la menthe pour retrouver ce petit goût sucré que j'aime tant. L'idée n'est pas de boire une boisson détox dans le but de mincir, mais de réussir à boire 1,5L d'eau minimum par jour, pour ma santé déjà, et ensuite si je peux éliminer ce souci de rétention d'eau, ça serait parfait. J'ai une taille d'écart entre le haut et le bas, depuis toujours, et je suis sûre que cela est causé par mon manque d'eau.

La recette est toute simple, tout le monde sait balancer quelques fruits dans une jar, mais je me suis dit qu'il était important de partager mon expérience avec vous. Et de vous rappeler à quel point on oubliait les fondamentaux. On est sans cesse à la recherche du nouveau régime en vogue, sans même faire le minimum. Pour ma part, je ne crois pas à tous ces thés minceurs, ces pillules miracles &co. Je refuse tous les jours les collabs Teatox, Pandatox, Anaca3 & co. Si vous buvez du thé vert ça aura exactement le même effet diurétique. Sans pour autant avoir la mention "detox" dessus. Attention au marketing.

Pour ma part je veux revenir aux basiques. Ne rien acheter de transformer, tout faire soi-même au maximum. j'ai arrêté le coca depuis une semaine et je me sens déjà beaucoup moins gonflé. 

J'espère tenir jusqu'à Cannes et que ça devienne une habitude. J'en prendrai au restaurant de temps en temps car je n'aime pas prendre de l'eau quand tout le monde prend un verre de vin. C'est pas ultra funky. 


Recette Eau Parfumée : 

1L d'eau (minérale pour moi car je n'aime pas l'eau du robinet)
1 citron coupé en quartier et à glisser dans un infuseur ou directement dans une carafe
3 brins de menthe (frottez-les entre eux et découpez-les pour libérer l'arôme x 1000)
un soupçon de fleur d'oranger (facultatif)
des glaçons (facultatif)

Je place ma detox water 30 min au réfrigérateur et je déguste tout au long de la journée. En particulier l'après-midi quand j'ai un creux. J'ai tendance à avoir une grosse envie de sucre vers 17H, du coup, prendre une boisson qui a plein de goûts me permet de patienter plus facilement jusqu'au diner. 
Share on:    Facebook Twitter
Tell me More

12/04/2017

Passion MULES


Parmi les trends du moment (jeans brodés, vêtements métallisés, volants etc...) les mules font parties de mes coups de coeur depuis plusieurs années. En épluchant mes e-shop favs à la recherche de la pépite j'ai trouvé quelques pièces canons que je voulais partager avec vous. Pour celles qui ne voient pas de quoi je parle, les mules sont des sortes de sandales (ou parfois des espadrilles) qui ne soutiennent pas la cheville. Elles s'enfilent et se retirent facilement et sont donc idéales pour l'été. A talons, plates, chics ou casual, il y en a pour toutes les occasions (plage, resto, soirée & co). Perso je sur-valide. Et vous ? 

Voici ma sélection : 



Share on:    Facebook Twitter
Tell me More

29/03/2017

L'Oréal est-il "Cruelty-free" ?



31% c'est le nombre de personnes qui déconsomment les produits de beauté à cause d'un doute sur la composition. Vous en faites parties ? Plusieurs raisons expliquent ces craintes, elles peuvent être notamment dû aux nombreuses enquêtes publiées par UFC que choisir ou autre doc (parfois racoleurs) sur le sujet. Les consommateurs ne sont pas dupes, vous n'êtes pas dupes et vous êtes de plus en plus informées.

Ce constat, très alarmant pour les marques, implique une énorme remise en question de la part de grands groupes comme L'Oréal. Le 1er groupe cosmétique mondial a d'ailleurs récemment fait l'objet d'attaques concernant les tests sur animaux. Il s'agit d'une problématique aussi intéressante que dense et j'avais envie de traiter le sujet depuis de nombreuses années, sans trop savoir par où commencer. 

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais vous rappeler que selon la PETA (Association de défense des animaux) de nombreuses marques connues internationalement testent sur les animaux. Je vous laisse aller voir la liste complète, mais parmi ces marques il y a (très certainement) des produits que vous possédez dans votre trousse à maquillage (MAC, Guerlain, Givenchy, Benefit, Dior...) Toutefois, je pense qu'il est très important de nuancer le propos. On ne peut pas se contenter de dire que ces marques "testent" sur les animaux puisque pour la plupart elles ne sont pas à l'origine de ces tests, cependant vous verrez plus tard dans l'article, pourquoi elles sont "complices" de ce genre de tests. Vous l'aurez compris, le sujet est très complexe. Si je me permets de le traiter aujourd'hui, c'est parce que L'Oréal m'a ouvert les portes d'un lieu très particulier. Un laboratoire, à Lyon, où j'ai pu m'entretenir avec des scientifiques, la directrice de la communication Recherche et Innovation Patricia Pineau, mais aussi le directeur Marketing L'Oréal Paris ou encore le DG France, Mehdi Khoubbane. Les interlocuteurs parfaits pour les questions touchy que j'avais préparées.

Armée de mon stylo et de mon notebook, j'étais prête à être la Elise Lucet de la blogo, pour vous rapporter de vraies réponses, sans langue de bois (le tout avec une voix off ultra sérieuse).

EPISKIN c'est quoi exactement ? 


Le centre EPISKIN est dédié à la création de peaux reconstruites. Il s'agit d'une alternative aux tests in vivo (pratiqués sur des animaux avant 1989, principalement sur des rongeurs et des lapins). La peau qui sert au testing chez EPISKIN provient de déchets opératoires (tissus mammaires par exemple) et permet de vérifier l'innocuité des ingrédients utilisés. Ils évaluent ainsi la sécurité (cutanée ou oculaire) et l'efficacité du produit ou de l'ingrédient testé.

La législation de 1989 et 2013 sonnent-elles la fin des tests ? 

Après de longues années de tests sur les animaux, la loi a statué avec deux dispositions. La première concerne le test des produits finis tandis que la seconde (Cosmetics Regulation) interdit aussi le test des ingrédients sur les animaux. Mars 2013 marque donc la fin des tests in vivo (sur des animaux) en U.E. Mais est-ce aussi simple ? Non évidemment. Sinon ce n'est pas drôle. L'interdiction n'est pas absolue. Il existe deux exceptions. REACH et la Chine.


Le plan REACH

J'espère que je n'ai perdu personne en cours de route. On entre maintenant dans les deux cas particuliers qui "imposent" le test sur animaux. Première exception à la règle, REACH. Alors qu'est ce que REACH ? C'est un registre qui répertorie les ingrédients utilisés dans l'industrie. Pas uniquement la beauté ou la cosméto. Tous types de produits. Lorsqu'un ingrédient n'est pas répertorié, la marque a le devoir de prouver que l'ingrédient est sans danger. Elle doit alors le tester (étant toutefois précisé que le test sur animaux doit intervenir en dernier recours) pour prouver son innocuité . REACH a malheureusement autorité sur la loi de Mars 2013 qui interdit les tests sur le territoire européen.

Le cas de la CHINE

Deuxième exception à l'interdiction du test sur les animaux, la vente sur le territoire chinois. En effet, les autorités règlementaires chinoises exigent que des tests soient réalisés pour les produits importés. Ce test concerne les produits finis. Pour les ingrédients, ce sont les marques qui doivent gérer leurs tests. Dans une certaine mesure, les marques vendant sur le territoire chinois sont "complices" du test sur les animaux. (En effet, certaines marques boycottent la vente en Chine pour éviter les tests). Cependant, L'Oréal forme les scientifiques aux testing alternatifs (comme la peau reconstruite) et espèrent faire évoluer les choses en étant présent sur le territoire chinois. Ils ont d'ailleurs ouvert un centre EPISKIN à Shanghai. Depuis 2014, la Chine a modifié sa législation et ne teste plus in vivo les shampoings, gels douche et le maquillage. Néanmoins, certains produits comme les colorations ou encore les crèmes solaires font encore l'objet de tests sur les animaux.

Après ce tour d'horizon, j'ai demandé au groupe quelle serait leur position, lorsqu'ils voudront utiliser de nouveaux ingrédients pour de futures formules (et donc soumis à REACH, qui impose le test sur les animaux pour les ingrédients non répertorié). Ils m'ont répondu que jusqu'alors une seule matière première a été retestée (la glycérine) avant 2013, donc avant l'interdiction des tests d'ingrédients sur les animaux. Et que si cela venait à se reproduire il s'agirait forcément d'une famille chimique déjà connue et donc qu'aucun test ne serait nécessaire.

Voilà le seul point sur lequel j'émets des doutes. Un groupe d'une telle envergure, est forcément en perpétuelle innovation et je doute que tous les ingrédients soient déjà connus, répertoriés et testés. Il y aura forcément des découvertes et d'éventuels tests imposés par REACH (ou la Chine).

Voilà pourquoi L'Oréal ne peut pas se targuer d'être une marque Cruelty Free. Cependant, elle y tend et fait tout le nécessaire pour changer les pratiques de l'industrie des cosmétiques. Il est important de souligner et d'encourager ce type d'initiatives afin que le groupe constate qu'il s'agit d'une évolution nécessaire sans AUCUNE exception pour l'avenir.

Je vous laisse une liste complète de marques 100% cruelty free (comme Denovo, Anastasia, BareMinerals, Dr Bronner's, Egyptian Magic, Kat Von D, Too Faced, Urban Decay...)

Crédit photo : Babillages

Share on:    Facebook Twitter
Tell me More

12/03/2017

Décrypter les étiquettes de vos produits de beauté


S'il y a bien une demande qui revient sans cesse sur mon blog, c'est que je vous rédige un article expliquant comment décrypter les étiquettes de nos produits de beauté. Entre Greenwashing et promesses miraculeuses, on ne sait plus où donner de la tête. Sans compter les terminologies latines que personne ne comprend...

C'est pourquoi je prends enfin le temps de vous livrer mes astuces "décryptages cosméto"  :

Pour commencer, il faut distinguer les formules dîtes "conventionnelles" des formules naturelles.
La formule conventionnelle respecte la législation mais n'est pas pour autant inofensive. Elle contient des matières synthétiques ou transformées parce que plus stables et moins onéreuses. Malheureusement les formules conventionnelles contiennent souvent des matières inertes (eau, silicones, pétrochimie). Ce sont des matières qui n'apportent rien de bon ou de mauvais. Elles ne sont pas "actives". En général il y a justement peu d'actifs, souvent noyés dans le synthétique.

Pour ce qui est des formules naturelles, elles tentent de remplacer les ingrédients synthétiques par du végétal. C'est souvent un produit biodégradable qui contient parfois un label bio (mais pas toujours, pour des raisons évidentes de coût).  

Conseil 1 : Méfiez-vous de certains packaging "trop" green

Le green a le vent en poupe, tout le monde y va de sa petite branche d'olivier dessinée sur le produit pour faire vendre. Si l'argan ou la noix de macadamia sont dessinés sur le packaging et que pourtant l'huile n'arrive qu'en dernière position dans la liste INCI, fuyez. Le produit contient certainement moins d'1% d'actif. Alors qu'il s'agit de l'argument principal de vente sur le packaging. Greenwashing en puissance. Je ne citerai pas les marques concernées, car ce n'est pas le but de l'article, mais elles sont très nombreuses dans les rayons de nos supermarchés et même en paraharmacie.

Conseil 2 : Méfiez-vous des listes à rallonge


Souvent, lorsqu'un produit contient une liste d'ingrédients longue comme le bras, c'est qu'il possède une majorité d'ingrédients synthétiques voir pétrochimiques. Une crème par exemple, devrait avoir une composition très basique (pas plus de 6 ou 7 ingrédients : eau, huile, émulsifiant pour lier la phase acqueuse et huileuse, comme dans une mayonnaise et enfin les principes actifs, comme les huiles essentielles par exemple).

 

 Conseil 3 : L'ordre de la liste INCI

Les ingrédients sont listés par ordre décroissant. Plus un ingrédient est présent (souvent l'eau) plus il arrive en tête de liste. Si vous voyez que tous les actifs intéressants arrivent à la fin, ce n'est malheureusement pas bon signe. On aimerait que l'huile vanter sur le recto du produit apparaisse en tête de liste. C'est rarement le cas...
Pour info : Un produit naturel contient entre 20 et 100% d'actifs. Contre 1 à 3% pour les cosmétiques conventionnels.

Conseil 4 : Les labels

Parmi les plus connus : Ecocert, Cosmebio. Les cosmétiques arborants un label bio répondent à une charte qui impose l'utilisation d'un minimum d'ingrédients issus de l'agriculture bio. En ce sens, il s'agit d'une garantie. Les labels bios prennent aussi en compte l'emballage des produits qui ne doivent pas contenir certains plastiques ou certaines matières non dégradables. Cependant, les produits naturels n'ont pas nécessairement de label (coût etc) et cela ne doit pas être un frein à l'achat. De nouvelles petites marques naturelles ne possèdent pas forcément de labels et sont pourtant irréprochables. Si cela vous intéresse je vous listerai mes marques fav dans un prochain article. 
 

Conseil 5 : Repérer les 6 grandes familles

En terme de composants toxiques ou polluants, on observe souvent 6 grandes familles :

Les huiles minérales : Corps gras dérivés du pétrole souvent utilisés pour donner du corps à la formule (faible coût). Ils limitent la perte en eau mais peuvent être occlusifs, c'est à dire comédogènes (boucher les pores).

Les silicones & polymères : Il s'agit de matières plastiques souvent utilisées comme agent de texture. Elles sont partout dans les shampoings, crèmes, gels, sérums, fonds de teint, BB crèmes... Ces matières ne sont pas dangereuses pour nous mais elles perturbent l'écosystème puisqu'elles mettent une éternité à se dégrader dans l'environnement.

Les matières éthoxylées : Ce sont le plus souvent des solvants ou des tensioactifs (PEG, SLS, polysorbates, quaterniums...). On en trouve partout (gel douche, shampoings, crèmes, maquillage...) Leur fabrication nécessite l'utilisation d'un gaz toxique réputé cancérigère.

Les conservateurs : ils sont utilisés pour stabiliser et conserver la formule (paraben, phenoxyethanol, méthylisotiazolinone, alcools...) mais peuvent être irritants, allergènes et sont même parfois considérés comme des perturbateurs endocriniens. 

Les perturbateurs endocriniens : Ils agissent comme les hormones et perturbent le métabolisme (impact sur la fertilité, la croissance, le cancer...) Plus de 60% des produits en rayon contiennent des perturbateurs endocriniens tels que : le benzophenone, triclosan, EDTA, paraben.
 
Les substances irritantes : Certaines ingrédients comme les humectants, les parfums, les solvants, les émulsifiants sont irritants voir parfois allergisants. Cependant, on peut également être allergiques à des substances naturelles.

En attendant que les pouvoirs publics nous protègent réellement, c'est à nous, consommateurs, de redoubler de vigilance. Voici une carte récap à avoir tout le temps avec vous au moment de faire vos achats hygiène & beauté.  Une liste non exhaustive des principales substances à éviter. Je vous laisser screener ça sur vos iPhone ! Il faut que ça devienne votre BFF.

Je vous partagerai bientôt ma routine cheveux et routine visage, pour vous donner quelques idées de marques complètement safe.




Share on:    Facebook Twitter
Tell me More

Awin